Bavarois fraises litchis

bavaroislitchis

Ingrédients :

Pour le biscuit : 220 g de sucre – 150 g de poudre d’amandes ou de noisettes – 6 blancs d’oeufs. 

Pour le bavarois : 4 feuilles de gélatine – 2  g de pistaches concassées non salées – 250 de litchis en boîte ( une boîte) – 500 g de fraises ou de framboises –  300 g de crème liquide à 30 % – 2 blancs d’oeufs – 

Préchauffez le four à 170°. Prélevez 80 g de sucre que vous réservez. Mélangez sucre restant (150 g) et poudres d’amandes. Montez les blancs en neige. Incorporez les délicatement au mélange sucre/poudres d’amandes. Étalez cette meringue sur la plaque du four recouverte de papier cuisson et enfournez pour 20 minutes. Laissez refroidir puis démoulez précautionneusement le biscuite que vous poserez sur un plat.

Mettre les feuilles de gélatine à tremper dans l’eau froide 10 min environ. Dans une casserole, mettre à chauffer à feu doux le jus de litchis, les 80 g de sucre réservés plus haut, et les feuilles de gélatine soigneusement essorées. Lorsque le mélange est homogène, le verser dans un saladier, et mixer le tout avec les litchis ( en garder 3 ou 4 pour la décoration). Ajoutez les pistaches concassées.

Faire la chantilly : Dans un récipient préalablement réfrigéré, battre la crème très froide. Incorporez la au mélange précédent.

Enfin, montez les blancs en neige et mélangez délicatement au mélange.

Poser un cercle à pâtisserie sur le biscuit en appuyant pour découper des bords propres. Retirez les morceaux de pâte en trop et maintenir le cercle en place pour monter le bavarois. Répartir les fraises sur le biscuit ( en prélever quelques unes pour la déco). Versez ensuite l’appareil sur les fraises en une couche uniforme et et mettre au réfrigérateur pour au moins 3 heures.

Au moment de servir, retirez le cercle à pâtisserie, puis décorez avec les fraises et les litchis mis de côté. Servir sans attendre.

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La condition humaine

On est intimement égoïste et généreux. On est lâche aussi. On rêve souvent d’une autre vie possible. On s’imagine qu’en changeant de mari, de femme, d’endroit de vie, on va aussi changer de peau. Mais on conserve toujours la même.

On a des remords, des regrets. On est matérialiste, on a envie du nouveau truc que tout le monde s’arrache, mais on sait bien que sans esprit, on meurt à petit feu. On sait ce qui est bon pour notre santé mais on fait quand même ce qu’il ne faut pas. On a des pensées haineuses dont on s’en veut après.

On a parfois des pensées altruistes. On voudrait bien changer le monde, mais on ne s’en sent pas la force. On est coincé par le loyer, l’emprunt, la télé, la pub, toutes les contraintes d’une vie. On est toujours tenté par la facilité, le moindre effort. On cherche du divertissement. On passe du temps à gâcher celui qui nous est donné. On oublie souvent qu’on n’a qu’une vie. On espère que la prochaine tuile qui tombera ne sera pas pour nous. On sent l’épée de Damoclès au dessus- de notre tête. On a peur de la chute dans le ruisseau, du revers de fortune, de la perte de notre emploi, de la misère au quotidien, des fins de mois difficiles, des difficultés pour se loger, avec, à la clef, les factures impayées, les commandements d’huissiers de justice, la perte de confiance en soi, la peur de devenir un « rebut« . On a peur de la mort, de la nôtre, de ceux qu’on aime. On est si peu de choses. On sait que l’histoire continuera sans nous. On aimerait quelque chose à la postérité, alors faute de mieux, on fait des enfants.

On aimerait bien dire notre façon de penser à un tas d’abrutis, mais on a peur. On essaie d’arrondir les angles, d’éviter les conflits. On tend le dos et on attend que ça passe. On supporte, on encaisse. On se méfie des autres, on se replie sur soi. Ça va trop vite, le monde, on est largué. On ne sait plus à quelle utopie se raccrocher. Certains se tournent vers la religion qui ne sera jamais qu’un des instruments de pouvoir des dominants. Alors on se serre les coudes au sein de la famille. On veut s’épanouir, mais devant nous nous n’avons que la monoculture du travail, la carrière. On est frustré, enfermé dans notre boîte. On est une masse de désirs insatisfaits. On rêve d’aventure et de pays lointains, en un clic on pourrait presque s’y croire. On a du confort, on est moderne, on tweete, on tchatte, on surfe, on manage, mais qu’est-ce qu’on en retient ?

On sait tout sur tout, on subit un flot d’infos ininterrompu. Mais on comprend de moins en moins. On consomme frénétiquement : de la bouffe, du sexe, des relations sociales, de la fête, des projets, des jeux, de la sous culture…. Contrôlés par cette triple oligarchie qui dirige les rouages : hauts fonctionnaires et technocrates / Medef, transnationales et finance / politiques et institutions au service du néolibéralisme qui accentue la répression contre le citoyen ordinaire afin d’obtenir sa soumission. Les médias et le  » show business  »  sont là pour nous montrer le monde tel que nous devons le voir et pour nous dire quoi penser, quoi faire, quoi acheter, comment nous comporter etc … On nous maintient dans la peur. On aimerait agir, mais on se sent isolé, impuissant. On a pitié des migrants, mais on ne veut pas les accueillir chez nous, le Nord résiste de toutes ses forces à l’invasion.

On est trop nombreux sur la planète.  Les puissants de ce monde nous tolèrent dans la mesure où ils ont besoin de nous pour leur servir d’esclaves . Plus on fera des progrès technologiques et moins ils auront besoin de nous, ils n’ont déjà plus besoin de la totalité d’entre nous … Pour ça, il faut leur faire confiance. Comment ? Il n’y a que l’embarras du choix : guerres, guerres civiles, pollution, nourriture chimique sans nutriments et dangereuse pour la santé, OGM qui rendent stériles, médicaments bidons avec graves effets secondaires, vaccins au mercure, eau pleine de métaux lourds, sans compter toutes les catastrophes naturelles et « induites » ( réchauffement climatique…)

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Alors… On rit encore comme des enfants. On est naïf. On est parfois rempli d’espoir, d’envie de vivre. Heureusement, il y a des moments lumineux. Des moments de grâce. Où l’on se dit que c’est bon d’être en vie. Il y a ces petits riens qui consolent. Il y a la chance d’avoir eu de l’amour, un peu de bien, un toit sur la tête. Il y a l’insouciance qui nous protègent la de la gravité source de souffrance.

A bas les chefs !

J’en ai fait des bahuts, dans ma vie. J’en ai rencontré, des chefs, au masculin comme au féminin. Et je peux vous dire qu’un bon chef, c’est bien plus rare qu’un bon prof. J’en ai rencontré un, pour tout dire, et de mauvais, la plupart du temps. J’ai l’impression que plus ça va, plus ils recrutent n’importe qui, à l’EN. Il paraît qu’on a du mal à recruter des chefs d’établissement, alors du coup, n’importe quel blaireau avec un gros ego peut, avec un effort minimum, passer et réussir le concours.

Il faudrait d’abord s’interroger : pourquoi certains veulent-ils monter dans la hiérarchie ? Pourquoi certains sont-ils animés par l’envie d’exercer un pouvoir sur les autres ? Quels sont les ressorts de l’ambition ?  Jouir des privilèges que cette autorité leur confère ? Par esprit de vengeance contre des vexation subies enfant ou adolescent ? Parce qu’ils se sentent investis de la noble mission de diriger, d’éclairer les esprits ? Pour le sentiment d’être indispensable à la communauté ? Déjà, quelqu’un qui veut être chef suscite ma méfiance » Le pouvoir est maudit «  disait Louise Michel, car il donne au dominant des avantages si grands qu’il ne peut se résoudre à les abandonner. Et à nous, de quels avantages nous sont-ils ? 

Je me demande si dans l’EN, ce ne sont pas souvent des profs ratés qui veulent  leur revanche.  Pas d’actionnaires à satisfaire ici, mais on te parle de plus en plus nombre d’heures…et tant pis si le boulot est fait n’importe comment ou perd de sa qualité… Il faut faire des bilans de compétences, valider des socles, faire des croix dans des cases, remplir de la paperasse, brasser de l’air…. C’est comme si le quantitatif, le chiffre, l’administratif, le bilan de fonctionnement avait pris le pas sur tout le reste : l’humain, le sens des choses. 

Le mien, de chef, le nouveau, qui a remplacé la précédente, ne fait pas exception à la règle. Au départ, j’ai conçu des espoirs, il avait un discours qui m’a séduit. Mais ce n’était que du discours. Aujourd’hui la déception est là. Sous le vernis, il n’y a que calcul et pensée carriériste. Peu de sens de la communication, prise de décisions unilatérales, laxisme et démagogie face aux parents et à l’institution, dirigisme, bref un gestionnaire, un bureaucrate qui travaille pour son avancement.

Quant aux autres, les « grands chefs »…

Le PDG de Renault empoche 7, 2 millions d’euros ? On peut entendre parfois, émanant de personnes modestes : “Cette personne a du talent, un don, il est normal qu’elle gagne plus ”? On veut nous faire croire le profit est la rémunération correspondant aux risques financiers pris par les actionnaires. C’est  un véritable consensus inégalitaire qui est à l’oeuvre dans l’inconscient collectif.  Des talents inégalement répartis “dès la naissance” condamneraient une fraction de l’humanité à la “médiocrité” tandis que l’autre ( disons, pour simplifier, disons, « les chefs » ) serait naturellement appelée à dominer. On ne peut oser soutenir que chacun peut s’élever socialement alors que le système hiérarchique établit, par définition, des “gagnants” et des “perdants” ! C’est pourtant là l’ambition affichée par nos ministres successifs de l’EN. On veut nous persuader les possibilités d’ascension sociale sont égales pour tous…. en passant par l’école de la République. Quelle absurdité et quelle hypocrisie !

Bref, je conclus en chanson :

Une semaine de repas végétariens … ou presque !

Au début, lorsque je mangeais encore de la viande, je me demandais : Comment devenir végétarienne ? Quand on est carnivore, on fait les courses en se disant « je vais faire un poulet rôti/des steaks/des escalopes » et ENSUITE on réfléchit à l’accompagnement. Comment remplacer le classique steak-pâtes par un plat végétarien, qui me fasse envie et me nourrisse autant en même temps ? Cela me paraissait compliqué, je m’imaginais absorber simplement à la place une plâtrée d’épinards ou d’haricots verts et ça ne me transportait pas d’enthousiasme. Je voyais une cuisine routinière, répétitive, peu variée. J’ai acheté quelques livres de recettes végétariennes : je les trouvais compliquées, il fallait avoir sous la main un tas d’ingrédients que je n’ai pas du tout à portée de main ou de magasin, de la cardamome, des shitakki, du gomasio, de l’agar-agar, des algues kombu, du riz noir qui cuit une heure, de l’amarante, des produits exotiques difficiles à trouver et longs à cuisiner.

Je suis allée quand même fouiner dans un magasin bio, le seul qui ne soit « qu’à 35 km « de chez moi. J’ai acheté des céréales que je ne connaissais pas. Les légumes bio, on les avait déjà à la maison. L’homme en ramène un panier plein du marché tous les vendredis. On les cuisinait, les appréciait depuis longtemps.  Du lait végétal. Des fruits secs. Des graines.

Puis j’ai commencé à croiser les ingrédients, à mélanger les aliments, à les assortir et à les varier, à fouiner dans les légumes, à faire plein de mariages auxquels je ne pensais pas tant que la viande jouait le premier rôle. On fait encore davantage appel aux épices, aux aromates, à la sauce, aux différentes formes de cuisson, à la présentation… On varie les casseroles, les poêles, les woks, on change les huiles de cuisson, on saute, on mijote, on cuit à la vapeur, au thermomix, au four, couvert, sans couvercle… On fait jouer son imagination et sa créativité.

J’organise mon plat autour d’une bonne part de céréales parfois de deux sortes, avec légumes crus ou cuits, des graines, des légumineuses, des fruits parfois. Je ne suis pas une militante, et j’aime le juste milieu.  Je n’ai pas remplacé totalement les produits laitiers par des équivalents végétaux. J’aime me simplifier la vie. Je suis flexitarienne. Parfois, râper un peu de parmesan au dessus de son assiette de pâtes, c’est plus facile que de faire son parmesan végétal. Je n’anticipe pas toujours comme il le faut. Je n’ai pas banni l’animal, juste la viande ! J’utilise des oeufs. J’évite le lait de vache, et je privilégie le fromage de chèvre, la fêta. Je fais avec ce que j’ai sous la main. Je me suis constitué un placard « vegan » avec des bocaux de céréales, fruits secs, graines, laits végétaux…. Mais j’ai renoncé à un tas de produits dits « végan » qui me semblent trop sophistiqués ou trop chers.

Maintenant je m’éclate. Et je mange bien plus varié qu’avant. Désormais j’éprouve un petit sursaut de dégoût quand je vois un morceau de chair rouge, tranchée, sectionnée. Dans ma tête et mon estomac, c’est désormais devenu quelque chose d’assez répugnant à manger. C’est de la chair vivante, au même titre que mon bras ou ma cuisse, ni plus ni moins. Je vois la viande comme vivante et je n’ai pas envie d’en manger. Ce que me frappe, c’est de voir à quel point on peut se déshabituer de certaines saveurs, jusqu’à les voir perdre tout intérêt. Je n’ai plus envie de manger de bonbons, de milk shakes, de snickers ou autres oréo, de biscuits apéros trop salés, de cochonneries de plats industriels, de frites, de burgers, de raclette, de saucisson etc…

Je sais donc que je peux manger de manière saine et équilibrée en me nourrissant d’aliments à l’empreinte écologique bien moins importante que celle de la viande et dont la production ne nécessite pas d’envoyer les animaux à l’abattoir… Au niveau santé, je me sans beaucoup mieux, je n’ai guère été malade cette année, mise à part une bonne crève. Donc, je continue !

Dans cette optique, je vous propose une semaine de menus presque végétariens, faits avec ce que j’avais sous la main à la bonne franquette.

Lundi  : Crêpe oeuf-tomates, chèvre- graines germées.

crêpeIl n’y a pas plus simple, les graines germées étaient à dispo, ce qui donne un petit plus, mais n’est pas du tout obligatoire. Les crêpes sont des bio que j’ai achetées au rayon frais du supermarché.

Mardi : Soupe aux légumes et salade d’épeautre. 

soupe

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Une soupe thermomix basique : pommes de terre, carottes, céleri, oignon, poireaux.  Pour la salade : on mélange à de l’épeautre cuit des tomates, oignons rouges, fêta, graines germées, pignons dorés à la poêle, avec une vinaigrette au vinaigre de de cidre et huile de noix.

Mercredi : nouilles chinoises aux crevettes

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Un classique de la maison, chez nous. Une fois les nouilles chinoises cuits à l’eau et égouttées et les mélange à notre préparation : ici, on avait des oignons, ail, gingembre, champignons, épinards, poireaux, crevettes, épices wok, sésame…. Puis on arrose généreusement de sauce soja.

Jeudi : Galettes d’avoine et légumes

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Une recette très sympa : j’ai mélangé 100 g de flocons d’avoine avec échalotes, des herbes, des graines de lin broyées trempées pour le liant, une carotte et une pommes de terre râpées, un oeuf et du lait végétal. On forme des boulettes que l’on passe dans la farine avant de frire à la poêle. Le tout servi avec une petite salade de betteraves crues à la fêta et à la menthe.

salade betteraves

Normalement, on y met des morceaux de pommes ou de poires. Je n’avais ni les unes ni les autres sous la main, mais c’était très bon quand même. Avec une vinaigrette au citron, on sert les betteraves râpées avec du persil et de la menthe.

Vendredi : Tourte de pommes de terre à l’ail et persil

Un délice ! J’avais une pâte feuilletée au frigo, pour la 2ème pâte, j’en ai fait une brisée rapide au thermomix. Les patates (8 environ) sont émincées puis précuites à l’eau 20 minutes. On chemise un moule avec la première pâte, on garnit le fond avec les pommes de terre, de l’ail et du persil, et de la crème de soja généreusement versée par-dessus. On recouvre avec la 2ème pâte, on colle sur les bords les deux pâtes pour fermer la tourte, on badigeonne de jaune d’oeuf, on fait une cheminée au centre pour laisser passer la vapeur, puis on passe au four 200 ° 35 minutes environ. A servir avec une petite salade.

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Samedi : Boulghour d’épeautre en salade, épinards, pois chiches, champignons.

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Je suis fan de ces salades complètes, pleines de couleurs , fraîches et appétissantes. Après avoir cuit le boulghour, j’ai rajouté une vinaigrette à l’huile d’olive et colza, dés de champignons, tomates, chèvre, épinards coupés en lanières, carottes et herbes ( persil, basilic).

Dimanche : Pizza 

La pâte à pizza est une des plus simples à réaliser : farine, sel, eau, levure, huile d’olive. Sur le dessus, j’ai mis une sauce aux tomates, poivrons, ail et oignons fait au thermomix ( un reste de sauce pour les spaghettis de la veille) , champignons, basilic, olives noires, mozarella, fond d’artichauts.

pizza

Elle est servie avec une salade verte.

salade-verte

Et voilà, rendez-vous très vite pour de nouvelles recettes !

Mes plus belles chansons d’amour

Certaines sont anciennes, d’autres plus récentes. La plupart en français. Celles qui m’émeuvent aux larmes, celles que j’aurais aimé chanté à l’homme que j’aime, celles qui me rendent toute chose, celles qui disent l’essentiel, celles qui te prennent aux tripes, qui mettent en mots tout le fatras que tu ressens confusément. Pas de guimauve, d’eau de rose, de romantico-gélatineux, de Céline Dion ni de Florent Pagny.